13 septembre 2008 – Les Sons de la Ferme à Vaux-le-Pénil

Je m’approche du but, je le sais… Sur le mur, il est écrit « La Ferme des Jeux », je brûle ! Il y a un portail sur la droite… Ah bin mince, c’était l’entrée ! Demi-tour toute !! Arrivée sur les lieux non sans peine, ce samedi 13 septembre, ça remballe sec ! Seule la buvette fume encore… L’averse de fin d’après-midi a écourté les concerts gratuits en plein air.

Au programme, des sons variés : électro, rap, slam, métal (Silver Tears, un groupe qui refera parler de lui), pop… Et c’est une soirée peu silencieuse qui se prépare en cette 4e édition des « Sons de la Ferme » à Vaux-le-Pénil. A commencer par les langues des parents venus accompagner leurs enfants qui se délient : et tout cela, pour me garantir qu’ils apprécient ce genre de musique ! Terribles les sorties familiales de nos jours !!
C’est Keidola qui ouvre les hostilités dans cette salle polyvalente, débarrassée de ces fauteuils rouges. Les rideaux sont tirés : place au métal ! Et autant dire que la place, ce n’est pas cela qui manque avec une telle hauteur sous plafond ! Ca n’a pas dû rassurer ma voisine, une maman qui, en voyant O.D. le batteur muni de son casque, envoie son fils chercher des bouchons d’oreilles au guichet. Au sujet des décibels, je trouve que Clément s’est particulièrement déchiré aux chœurs. Alors, pourquoi Pierre-Yves au chant cherchait-il à s’assurer de la bienveillance céleste, les yeux au ciel pendant « L’insurrection de Lazare » ? Dans le nord, vous vérifierez les effets de cette étrange incantation le 25 octobre à la Chimère de Lille. Public, demandez avec insistance un slam contre une mise à nu ! C’est la dette que Keidola a contracté dans le 77… Pour tous les autres, attendez-vous à bientôt pouvoir télécharger un titre gratuit sur leur Myspace : http://www.myspace.com/keidola.

Les Ed-äke se sont tellement sentis à l’aise sur scène qu’un petit problème de micro en milieu de set a suffi à désarçonner Dym. Bah alors mec ! Pas grave, on fait comme si de rien n’était et on continue à brailler et à sauter dans tous les sens. Et voilà maintenant que les cinq membres font vœu de silence, un doigt sur la bouche. C’est votre manière de conjurer le sort quant à la technique ? Le jeu de scène est plus « étendu » que certaines fois, le public en a senti tout le poids. Quel plaisir pour nous de vous entendre plus longuement surtout quand le show est à la hauteur et a été retravaillé au niveau de quelques arrangements en début de titres. Vous avez bien raison  de profiter de l’avant-dernière date de votre tournée, les gars ! Et qui dit avant-dernière date, dit nouvel album. Oui, oui, il est en préparation… Plus de news j’espère le 3 octobre à l’Empreinte de Savigny.
Sans transition aucune, passons à leurs potes d’Aqme. Il n’y a plus aucune réserve à émettre sur leur filiation : Dym arbore fièrement le même polo noir Aqme que son aîné. La grande proximité des artistes avec ceux venus les écouter fait qu’on jurerait qu’ils jouent dans notre salon. Si proches qu’on partage leur sueur ! Totale détente à la Ferme avec un remplaçant de l’ingé-son habituel parti bosser à la Fête de l’Huma, avec Seb ( ?) 13 ans au merchandising et avec Georges, le papa de Thomas. Le fiston n’hésitera pas à dire qu’ « entre les morceaux c’est bien mais pendant, c’est mou ! ». Quel malpoli, déjà qu’il ne salue plus son public, trop fidèle… Voilà que Thomas déplore ensuite l’absence de Dym avec lui sur scène et pouf ! il apparaît comme par magie et c’est à deux qu’ils interprètent « Ténèbres ». Pour la petite morale du jour, dites non au tabac, à la drogue mais pas au sexe, so rock n’roll ! Une vibration toute particulière sur « Triskaidékaphobie ». En bref, un excellent concert où ils ont tout donné malgré un sol glissant ! Ben, t’as combien de mains ? Parce qu’il en faut un bon paquets pour jouer avec tous les médiators que tu distribues avant de sortir de scène…

Félicitations à l’orga, à Arnaud, pour avoir réuni trois groupes qui ne pouvaient pas mieux s’entendre et n’ont cessé d’afficher reconnaissance et bonne entente tout au long de la soirée. Quand j’ai vu l’affiche, je me suis interrogée sur la manière de me renouveler dans l’écriture de ce live report avec des artistes que j’ai (trop ?) l’habitude de croiser en concert. Le plus fou, c’est qu’avec une set-list similaire, ils sont en mesure de nous étonner, « encore et encore ».

Clo’s Song – Crédit photo : Clo’s Song