14 novembre 2008 – Guerilla Poubelle, Cupofty et Dolores Riposte à l’Empreinte

La soirée « On s’amuse et on ne se prend surtout pas au sérieux» de l’année a eu lieu le vendredi 14 novembre en cette belle salle de l’Empreinte (Savigny-le-Temple). Dès 20h, bien avant l’ouverture du guichet, un public constitué principalement d’ados voire de jeunes adultes se masse dans le hall où des produits dérivés sont déjà en vente. Après vérification, pas de restriction pour les photos : ça va être la fête !

4, 3, 1…

Le générique de « Rocky », les dos d’ados qui servent de tremplin, ça commence fort en compagnie des 4 membres de Cupofty ! Ca tape encore plus fort avec la reprise très très personnelle de « Quelqu’un m’a dit » ! Comme l’a suggéré mon accompagnatrice dont je tairai l’identité : il ne leur manque plus qu’un masque de la première dame de France pour que l’illusion soit complète. Bon, Tim, faudra effacer ce tatouage sur le mollet, hein ?! Ces « Rebel » (s) des bacs à sable (prise de risque zéro !) ont de quoi te scotcher avec des sauts de cabri assez hallucinants, une chorégraphie au poil et Oliv’ un guitariste/choriste qui manque de piquant puisque pendant qu’il nous donne le « la » du « Na na na na na », des « Tu chantes faux ! » sont lancés. Quoi ! c’est déjà fini ? Non, revenez !! Ca m’évitera d’avoir l’air con à secouer la tête dans tous les sens alors que la musique s’est tue ! C’est pas d’ma faute si on ne sait jamais à quel moment un morceau ou un set s’achève avec le style « faux punk rock » comme ils se plaisent à se désigner…

Aucune baisse de régime à signaler avec Dolores Riposte. Les 3 enfants de chœur débutent leur set avec une petite leçon de « Catéchisme » qui n’a laissé personne indifférent. Petit cours de nostalgico-géographie pour poursuivre : « Vous ne savez peut-être pas mais on est d’ici ! Moi de Champagne sur Seine (Fred : guitare et chant) et moi de Saint-Fargeau Ponthierry (Krostif : basse et chœurs) ». Du pur cru régional, qui l’aurait cru ? Alors, pourquoi « vous n’avez pas envie de rentrer chez vous » ? On n’est pas sympas, dites ? En tout cas, l’interactivité est au rendez-vous tout comme l’ambivalence au sujet du public : « Vous êtes nuls (manque d’entrain) » et l’instant d’après « Calmez-vous ! ». Les postillons se sont aussi invités à la soirée !! Et depuis quand les morceaux commencent par un larsen ?! La rigueur m’ennuyant cruellement, je me régale de cette joyeuse pagaille. Pendant ce temps-là, notons le calme olympien d’Adrien à la batterie : à peine verse-t-il une goutte de sueur ! C’est alors le moment de l’épisode de la bouteille d’eau d’Empyr. Un p’tit gars raconte tout triomphant qu’il l’a récupéré au cours de son dernier concert dans cette même salle. Fred de répondre en faisant le constat suivant : « D’un côté, il y a la bière, de l’autre le succès : nous, on a choisi la bière ! ». Du tout chaud : leur deuxième album « Fatalisme et anorexie sociale » est sorti en début de semaine. « Servez-vous, enfin, achetez-le ! » N’attendez pas la fin de la crise pour vous y coller !
« Si j’avais des crayons de couleur », titre entonné par Dolores Riposte me permet de faire la transition avec la tête d’affiche, à savoir Guerilla Poubelle sans leur regretté peintre Jokoko, absent des tournées depuis déjà pas mal de temps. Noir plateau. Torche au sol pour placer chaque musicien. Puis, intervention orale de Till qui n’est pas prêt : « On saccage tout ! ». Organisation anarchique de mon cœur ! Et là, mauvaise surprise à laquelle personne ne s’attendait, je pense : pas de Koj non plus mais Forest, un nouveau bassiste qui réussit passablement le test. Dévoilement d’un secret d’état dans 5 secondes : il a acheté sa basse dans un magasin ! Waouh ! Koj manque cruellement, même ses blagues plus que douteuses ! Il ne reste maintenant plus qu’une seule pièce d’origine (Till au chant et à la guitare). Alex, le batteur a lui aussi à quitté la formation. Le groupe va-t-il survivre à ses départs successifs ? Je n’ai pas retenu le titre à rallonge du morceau inédit dont ils nous font cadeau (juste l’explication « beaucoup ne réfléchissent pas sous prétexte qu’ils ont l’air plus cool »), tandis qu’eux n’ont pas retenu les paroles ! S’en suit un petit laïus sur les mecs avec leur téléphone en l’air : « Vous n’en avez pas marre ? » « Mais non, c’est pour que la fille toute petite derrière puisse voir le concert ! », réplique Forest. Et hop, retour sur scène du fan d’Empyr pour un câlin à Till qui désaccorde… C’est alors la pédale de sa grat’ qui n’y met pas du sien ! A cet instant précis, il reste 35 morceaux à jouer en 5 minutes. « Attention Mimi Cracra, y’a ton sein qui sort de ta robe ! ». Un conseil en entraînant un autre : un par un pour le slam, c’est mieux ! Et quand les crachats de Till s’en mêlent, c’est la totale !! Un coupon bière plus tard, sur « Etre une femme », Till se montre grognon. « Elle est pas mal la batterie, le riff de basse aussi. Moi, quand j’arrive j’gâche tout ! Profitez ! ». « Demain, il pleut » signe le rappel : y’avait intérêt !

C’est l’heure de la disco aux platines, tous aux abris !!! Pas de panique : on prend les mêmes et on recommence en 2009, quelques kilomètres plus loin.  Ne les manquez pas, cette fois !

Clo’s Song – Crédit photo : Clo’s Song