1er octobre 2007 – Montevideo à la Flèche d’Or

Juste le temps de faire le tour de la scène (pour comprendre pourquoi, rendez vous dans la toute nouvelle section du site : Backstage) que la corde permettant l’ouverture du rideau est tirée, laissant apparaître la scène de la Flèche d’Or.

Alain Pilot, animateur de l’émission la Bande Passante commence par faire quelques prises son du public,  et enfin Montevideo entre en scène.

Quelques mesures de trompette pendant lesquelles tout le groupe est statique, et après les quatre coups de baguette de rigueur, l’ensemble démarre. Le concert s’ouvre par le même morceau que l’album à sortir bientôt, j’ai nommé « Groovy Station« . On retrouve, surtout au chant, beaucoup de codes de la scène rock anglaise, notamment au niveau des tenues vestimentaires et de la façon de bouger sur scène. En tout cas, l’ensemble fonctionne instantanément. Ce premier morceau, que j’avais déja repéré sur cd, est encore plus efficace sur scène. Sans doute le single à venir. Le public est très rapidement mis à contribution, et s’entreprend sans qu’on ait besoin de lui dire deux fois.

On enchaîne rapidement, avec « liberation for women« , dédicacé à toutes les filles de l’assistance, puis avec « h.e.a.t« , titre particulièrement en phase avec ce qu’on peut constater sur scène, où l’effet combiné de la chaleur régnant à la Flèche et de l’énergie déployée fait transpirer nos quatre musiciens. Ce qui ne les empêchera pas d’accélérer encore la cadence au morceau suivant à l’outro explosive.

On passe ensuite à « Boys from Brazil« , avec sa grosse intro basse et son break central laissant à peine au public le temps de reprendre ses esprits que c’est déja reparti, avec Jean au chant faisant plusieurs descentes dans la fosse.

« Sunshine« , qui succède, achève de renforcer l’impression qui montait depuis quelques morceaux déja : celle d’avoir affaire à de l’électro. C’est assez étrange d’ailleurs, autant on peut avoir cette impression, autant quelques secondes plus tard on retombe dans des parties très connotées rock. Mais sur Sunshine, la basse et le chant très entêtants, les lumières très changeantes avec stroboscope de sortie ne laissent aucun doute.

Le final est à l’image du reste, avec beaucoup d’énergie déployée, et toujours cette efficacité à faire adhérer le public.
L’album est excellent, et la scène ne fait que conforter cette très bonne impression. Il est à parier que d’ici peu de temps, avec la sortie en France du dit album, on entende parler de ces quatre là.

Arnaud Guignant – Crédit photo : Marilou