Babylon Pression

Interview presque à chaud de Babylon Pression : nous ne tiendrons pas compte d’un léger décalage suite à un malencontreux rendez-vous raté…. A charge de revanche ! C’est Matt, le chanteur, qui s’y colle.

Clo’s Song ! Pas trop difficile de jouer à l’heure de l’apéro ?
Matt
: Si, surtout qu’on vient de se frapper 13 heures de camion et qu’on est arrivé une demi heure avant le concert, ce fut donc un concert à l’ancienne. Y’a toujours un côté chair à canon quand tu ouvres un festival mais on est bien content d’avoir été invité à la Ferme du Rock qui nous ont accueilli chaleureusement avec 300 gendarmes et des bières. On remercie JP et notre runner qui ont été particulièrement sympa et présent pour nous, une organisation d’enfer.

Clo’s Song : A l’image de votre site Internet, la vie au sein du groupe ressemble-t-elle à celle d’une entreprise ?
Matt : Tout à fait, on a tous une place précise au sein du groupe. Pour la partie communication, Ju notre guitariste s’occupe de la partie rédactionnelle du groupe, JB notre batteur de la partie internet, Roswell de la partie vidéo et pour ma part je m’occupe de l’ensemble des visuels et du graphisme du groupe. Quant à la partie musicale, on ressemble plus à un syndicat qu’à un conseil d’entreprise. Chacun a son idée et se bat pour la faire valoir.

Clo’s Song : J’ai rarement vu un site aussi bien conçu. D’où vient l’idée et qui est à l’origine de cette merveille ?
Matt : Merci pour le compliment, c’est JB notre batteur qui est à l’origine du concept du site, il l’a réalisé de ses dix doigts. L’avantage de ce site est l’interactivité avec les fans et leur implication dans le projet. Le site est évolutif et nous suivra tout le long de nos prochains albums.

Clo’s Song : Comment expliquez-vous que le nom du groupe se soit allongé ? des envies d’ISF ?
Matt : Oui car ISF sonne beaucoup mieux qu’ SDF, c’est à la mode d’être de droite ces temps-ci, nous avons décidé de coller à la tendance générale.

Clo’s Song : Rêvez-vous secrètement d’être à la tête d’une multinationale ?
Matt : Nous avons déjà plus d’une centaine d’employés qui travaillent actuellement pour nous en France, en Belgique en Roumanie en Suisse et même en Equateur (cf les CV sur babylon-pression. com). Nous sommes donc déjà à la tête d’une multinationale et même un niveau au dessus d’un Nike ou d’un Mac Donald puisque nous ne payons même pas nos employés.

Clo’s Song : Vous suivez implacablement la ligne directrice que vous avez choisie. Prévoyez-vous de l’abandonner au prochain album ?
Matt : Non, nous allons même accentuer voire abuser le concept

Clo’s Song : Pensez-vous que seul le métal soit apte à critiquer la société, le gouvernement et éveillez les consciences ?
Matt : On trouve que le métal fait mal son boulot de porte parole. Le métal poétique nous emmerde et les seuls groupes dits « engagés » nous servent systématiquement un discours sur l’énergie positive de la jeunesse et l’amour des uns envers les autres, des propos rabâchés des millions de fois. Nous sommes à l’opposé de cette démarche quitte à ne pas être commercial (ce qui est déjà le cas) et se suicider musicalement.

Clo’s Song : Le mot de la fin ?
Matt : Thiéfaine et Paul Personne c’est vraiment chiant à mourir.

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