Carla Bruni Comme si de rien n'était

Carla Bruni – Comme si de rien n’était

Carla Bruni – Comme si de rien n’était

La scène se tourne au bord d’une piscine à Ibiza. Le soleil est au zénith. Les personnages se détendent allongés sur des transats en buvant des cocktails.
Lui : short rouge, sandales et chaussettes.
Elle : seins nus, sexy elle laisse apparaître un joli ventre rond.

Jean-Marie :
-T’ as vu Carla Bruni sort un nouvel album.

Rachida :
-Ah ben t’es à la page toi… Il est sorti en juillet !

Jean-Marie :
– « Comme si de rien n’était » son troisième disque ?

Rachida :
-Ben oui gros nullos.

Jean-Marie :
-Tu l’as acheté toi ?

Rachida :
-Non je l’ai téléchargé, je vais sûrement pas lui donner un rond à cette garce !

Jean-Marie :
-J’aime bien sa musique à Carla moi. Les morceaux sont jolis.

Rachida :
-T’ as toujours été trop fleur bleue. Tu crains vraiment des fois.

Jean-Marie :
-Trop fleur bleue ! Je te rappelle quand même que j’ai bourré le Stade de France moi madame !

Rachida :
-Ouaaaaaaa….. Super…

Jean-Marie :
-Et pis dis donc c’est pas parce que toi t’es branchée métal que le reste c’est de la merde.

Rachida :
-Ah mais non le reste c’est pas de la merde mais avoue que là, quand même, c’est pas terrible. 14 morceaux d’une voix faussement suave accompagnée d’une musique un peu anémique, ben moi au bout d’un moment ça me gave sévère.

Jean-Marie :
-Dis que tu aimes pas mais dis pas que c’est nul ! Il y a une musique de Julien Clerc et Biolay a bossé pour les cordes de L’amoureuse

Rachida :
-Je m’en fous ! En plus des fois elle se prend pour Barbara… La honte.

Jean-Marie :
-T’ es jalouse !

Rachida :
-Et toi t’ as des goûts de chiottes !

Jean-Marie :
-Si écouter de la musique un peu raffinée c’est avoir des goûts de chiottes maintenant…

Rachida :
-C’est pas raffiné c’est nul ! Un album qui ne parle que d’amour perdu, du temps qui passe et autres niaiseries… En plus c’est pas toujours bien écrit. Moi je trouve ça enfantin, naïf et plat.

Jean-Marie :
-Plat !!!? Ah non ! Les morceaux sont super bien arrangés et le disque a été réalisé par Dominique Blanc-Francard. En plus c’est même pas elle qui a tout écrit. La possibilité d’une Ile c’est un texte de Houellebecq, You belong to me c’est un standard américain, Il vecchio e il bambino ça a été écrit par un anarchiste italien : Francesco Guccini… ! Tu peux pas dire que c’est plat !

Rachida :
-Ben déjà je dis ce que je veux ! Tout ça me fait bien marrer. Un anarchiste italien… Le pauvre… En plus, c’est pas parce que c’est bien arrangé et bien produit que c’est bon. Dans un cadeau c’est pas l’emballage le plus intéressant…

Jean-Marie :
-Moi je trouve qu’il y a du fond et que c’est plus fin que tu le dis. Regarde par exemple Ma came , le titre qu ‘elle a écrit pour Nico et ben moi je trouve ça culotté et rigolo. Faut oser lui écrire ça, à lui, quand même !

Rachida :
-Ouais c’est bien vu mais le texte respire pas l’Académie Française non plus…

( Ils rient grassement )

Jean-Marie :
-Au fait on va l’appeler comment ?

Rachida :
-Moi j’aime bien Bernard.

Jean-Marie :
-Ouais c’est pas mal, faut voir.
Guillaume Parra

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