Ekinox – Inverse le décor

Ekinox – Inverse le décor

2009, triste période dans l’histoire de la musique, où son industrie est déclarée en crise depuis déjà trop longtemps et où la création a laissée place à dame profit. Alors que devient le rock à l’heure du tout numérique où certains se prennent pour des musiciens avec leur iPhone et à l’heure où les autres nous resservent des remixes de remixes jusqu’à l’ecoeurement ?

Où peut-on encore trouver de la musique comme on l’aime, avec ce petit plus de fraicheur qui donne envie de dire encore. Existe t-il des extraterrestres correspondant à ces critères?

Oui, la musique est bien loin d’être morte, il y a encore beaucoup à découvrir. Et non le rock n’est ni mort ni enterré.

Celui-ci est bien vivant croyez moi, petit exemple avec un nouveau phénomène qui se nomme Ekinox.

Prenez quatre “jeunes” survoltés de vingt ans, mettez leur micro, basse, guitares, batterie entre les mains et vous obtiendrez non pas beaucoup de bruit pour rien mais un premier album bien percutant.

Ah mes vingt ans sont bien loin” diront certains. FAUX! Tout est dans la tête et dans la musique. Ce premier disque intitulé : Inverse le Décor est un concentré de Punk/Rock et d’un soupcon de Hard Rock 80’s, le tout influencé par les gros calibres Américains genre Sum 41, Blink 182, … mais avec la particularité d’avoir un chant en Français (patriotisme oblige).

A ce propos, ce qui pourrait être un handicap pour certains groupes, se révèle être ici un atout puisqu’il s’agit véritablement de LA valeur ajoutée du groupe.

Certes rien n’est révolutionnaire dans la musique d’Ekinox, mais on ne leur reprochera pas car ce n’est pas ce qu’on leur demande. Ce qu’ils font, ils le font bien, avec envie et qualité.

Inverse le Décor, est donc un album étonnant par sa fougue et sa fraîcheur, bien joué et interprété. Celui-ci bénéficie d’une production de qualité qui met en valeur ce qui doit l’être.

On entre dans le vif du sujet par une intro douce et pluvieuse qui ne laisse rien présager de la suite et tant mieux d’ailleurs.

L’on retiendra le titre éponyme : Inverse le Décor, qui met en bouche et rappelle un peu Iron Maiden avec son bon petit riff, le très bon Standby qui retiendra l’attention pour sa pêche et ses coeurs hurlés. Ensuite viendra Ma Raison d’Etre, qui est le genre de titre plus posé montrant un autre aspect du groupe qui sait aussi faire reposer les foules et allumer les briquets. L’on s’étonnera du bref phrasé rappé sur Les Yeux fermés qui colle bien au morceau et ne tombe pas non plus dans un relent de Néo Métal.

 

Dans l’ensemble le chant clair qui domine l’album est agréable, entrecoupé de quelques poussées où les cordes vocales s’arrachent en chant principal et dans les coeurs. On ne tombe pas dans le hardcore mais ça fait du bien par où ça passe.

Les morceaux dans leur ensemble sont vifs sans être bâclés, de trois minutes trente à plus de cinq, ce qui surprend dans ce genre musical et pour un groupe si (relativement) jeune.

Un fois l’album consommé subsiste une question : n’ont-ils vraiment que vingt ans? Il est vrai que qualité et talent font jaser.

Pour conclure, si les journées sont moroses et que le moral n’est pas au plus haut point il faut savoir quoi choisir pour nourrir sa chaîne hi-fi et redonner vie à la vie.

Alors on laisse les clés du rock aux nouveaux venus histoire de faire revivre ce qui jusque là nous à toujours plu.

Fileccia Sébastien

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