Housse de racket – Forty Love

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A l’origine de l’histoire, Pierre et Victor, duo de « tennisman » chavillois, décident de se mettre à la musique, sous le nom de Housse de Racket. Yannick Noah l’a bien fait, pourquoi pas eux ! Sauf qu’ils ne vont pas chercher leurs influences du coté de Jimmy Cliff mais plutôt du coté de la BO de la Boum, et de Van Halen.

J’avais vus ce groupe il y a deux ans aux 9 billards à Paris : bien sûr, j’avais pris cela pour une blague potache, sur un possible retour du power pop0D façon tennis, McEnro Versus McCartney ! Oui une blague. Mais depuis la blague s’est transformée en album, Forty Love. J’appuie sur play.

Premier titre, Forty Love est une instrumentale introductif du propos des Housse de Racket. Et là, Vlan, Vladimir Cosma débarque dans ma chaîne Hifi… C’est sucré. Très très sucré. Guitare façon Van Halen. Les référence eighties abondent, je me demande si Discovery de Daft Punk a été le déclencheur ?! Suit Oh Yeah ! : merde un tube ! J’ai rien contre, attention ! Non C’est bien fait. Accrocheur. Tonique. Non, Ils l’ont fait ; ils ont fait un tube power pop sur lesquelles on peut gratter sa racket comme un couillon devant sa glace ! Sur Champions, on est clairement dans le générique d’une série américaine chanté en
français, dans le genre d’Arnold et Willy… « le Public c’est comme un copain ! », le second degré du morceau mériterait presque un clip ! On reste dans les génériques sur le morceau Pacific Sunset qui aurait pu servir d’indicatif à Sous le Soleil, si cette série se déroulait en Californie. Gwendoline, Sur le papier et 1-2-3-4 sont vite écouter et vite oublier. C’est comme sur la fin de Gwendoline, Ou la la la !

L’ambiance seventies du Rendez Vous est plutôt réussie et n’est pas sans rappeler un titre culte de 1977, le troublant témoignage de Paul Martin (Chercher le titre sur internet, si vous voulez du ringard, vous allez être servis). D’autres diront qu’ils ont enfilé un haut de survet’ et ont troqué les raquettes contre une béquille… Non non la référence aux seventies est bien réelle ! Tout comme dans Synthetizer, morceau bling bling, où « le jour de gloire du Bontempi est arrivé »…
Oui fallait le faire. Aucune barrière ne les arrête ! Mais c’est drôle. En revanche, Le Virage envoie l’album dans le mur avec sa ré-edit de basse façon Georgio Moroder. C’est bien réalisé mais bon, je n’accroche pas, on passe le morceau mais comme il n’y a rien après, bah on remet la 2 avec son petit refrain facile…

« Oh Yeah ! Oh Yeah Je changerai… »

Finalement, je quitte ce disque avec le sourire. N’est ce pas le but d’un album pop ? Epaulés par le duo de producteurs Renaud Letang et Gonzales, Les Housse de Racket construisent une musique bien (trop ?) référencée, mais certainement insuffisante pour remplir efficacement un album, que l’on trouvera certes jouissif mais vite agaçant. Cet album n’est pas un ace, l’arbitre crierait plutôt LET !, en attendant un deuxième set plus fourni, et tout aussi étonnant.

Stiou

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