18 et 19 juillet 2008 – Aux Zarbs Festival

A la veille du lancement de la sixième édition du festival aux Zarbs, je me suis fait une petite frayeur : on n’a pas pensé à moi ! Mais tout est bien vite rentré dans l’ordre. Le jour J, je décide donc de prendre le chemin des écoliers pour m’y rendre. Ne tentons pas les grands axes en ce début de week-end de départ en vacances.

Vendredi 18 juillet

Après un déboire badgesque et la traversée de plusieurs grilles de sécurité, j’entre enfin dans le sacro-saint parking. Arrivée plus de deux heures en avance sur le programme après deux heures de route, j’en profite pour visiter Auxerre (prononcer « Ausserre »), chef-lieu de l’Yonne. Le département doit son nom à la rivière qui y coule et coïncidence ou pas, c’est la même qui coulait déjà à Montereau… quelques maisons à colombages et statues plus loin, j’ai l’impression d’être déjà passée devant cette église… Retour à la case départ plus qu’assoiffée !

Oh surprise, il n’y a qu’une scène : pas de mystère, le timing se doit d’être nickel. Oh nouvelle surprise, une avancée à été installée. Pour la proximité avec le public, c’est gagné ! Signalons tout de suite qu’il serait très utile de venir prendre des cours d’organisation auprès des Bourguignon, des champions toute catégorie !

C’est alors que les conférences de presse s’enchainent de manière très plaisante. On y prend goût et on retombe sur terre juste à temps pour les derniers morceaux de Racont’mwa. Tomer Sisley au saxo ? Là je me dis que le soleil m’a un peu trop tapé sur la tête ! C’est juste que la ressemblance est particulièrement frappante. La bonne énergie ska portée par Antoine au chant met en jambes le public encore un peu clairsemé. Comme une « Chose promise » (leur 5 titres), c’est la seconde fois qu’ils se produisent en ce charmant site à l’abri de toute «Déjection canine ».


Didier Super
, lui aussi présent sur la précédente édition aurait proposé le même set, un set qui se finit en régie son ! Lunettes sur le nez, il porte un pantacourt en jean et un sous-pull écrit deux tailles en-dessous de la sienne. Il est accompagné d’un bassiste et d’un batteur (je ne m’y attendais pas !) au black look outrageusement punk/rock remarquables pour leur duo vocal distrayant au moment où Didier en avait le plus besoin. Comme le morceau ne présente aucun intérêt pour lui, il ne chante pas. Petite introduction pour « Y’en a marre des pauvres » en guise de précision : «Pas les petits pédés qui s’habillent mal pour faire chier leur mère ! ». Le ton ainsi donné est propice aux blagues. « Tu sais pas c’que c’est un chanteur engagé ? C’est un chanteur devant un public bourré acquis d’avance ! » Nous devons la note intellectuelle au dictionnaire : « t’iras chercher la définition de « démagogie », c’est ce que je viens de faire », à propos de l’actuel gouvernement. Le clou du spectacle avec « prendre un gros con par la main » sur un air de Duteil quand, assise, devant la scène, une main venue de l’autre côté de la barrière vient attraper la mienne…

Moi, réticente ? Hocus Pocus, c’est une scénographie étudiée au poil, à tomber par terre. Il en faut du travail pour une pareille gestuelle géométrique. C’est « Place 54 », leur dernier album, en fond de scène. Visuellement c’est très bon et musicalement ? Disons que je fais dorénavant partie de ceux qui ont envie de leur dire « vous m’avez réconcilié avec le hip-hop ». Des textes d’une justesse incomparable loin des clichés, des mélodies puissamment entêtantes, un rythme jazzy pas pour me déplaire. Tout cela ne serait rien sans la voix caractéristique de David et le charisme de 20Syl. La petite tradition consiste à réagir à l’actualité de façon musicale : « Levez tous les mains vers les étoiles ». Il prend son public par la main et se charge de tout ou presque. « Je voulais savoir si vous aviez de la détente : jumpez ! » L’impression de plagier Grand Corps Malade ne se justifie nullement d’où le pétage de plombs du public. Surpris, non ? Vient enfin le temps de « Smile », un dernier pour la route.

Beaucoup retiendront de Dionysos l’épisode malheureux de la chaussure. Lors d’un slam de Mathias, il la perd. Une autre godasse lui revient à la vitesse de la lumière. « J’en ai besoin pour continuer. » Un léger flottement. « Je vous aime à 99,9% ». C’est triste ! Pour ceux qui ont manqué l’essentiel, voilà ce qu’il fallait retenir. Une énergie comme il n’est pas permis d’en voir souvent ; un nombre de sauts incalculable ; un slam aller-retour pieds nus (si, si !) avec son lot de flashs en pleine figure et la force de Stephan pour le remonter à chaque fois ; un bis de trois titres dont la « vieillerie » «Coccinelle » et le fabuleux « Giant Jack » ; une générosité sans pareil. « C’était un tout petit « ta gueule le chat ! » On peut faire mieux ! Vous voulez le faire ou pas ? » Bravissimo, merveilleux !

Navrée pour vous, je ne m’y connais pas assez dans ce type de musique auquel s’apparente Le Peuple de l’herbe pour me risquer à émettre un jugement…

Je rentre. Pas envie de silence. Je branche mon téléviseur et les couleurs acidulées de « Mr tout le monde » de HP inondent mon appart’… «l’épilogue idéal »…

Clo’s Song

Samedi 19 juillet

Après avoir laissé un Peuple sautant dans l’herbe, il n’est pas aisé de passer à une toute autre ambiance. Alors que l’eau est au centre des préoccupations des organisateurs du festival, le duo acoustique de Lolo et Lolotte (pour Charlotte) cherche à éveiller la nostalgie de chacun, à faire couler à nouveau la rivière du passé. Des petites touches orientalisantes que je suis peut-être la seule à avoir ressenties le permettent en un certain sens. L’autre veine qu’ils peuvent revendiquer c’est l’humour : textes comiques, capacité de dérision par le choix du nom et l’utilisation du fameux kazoo… Faites chavirer les cœurs mais pas votre embarcation !

Les Fils Canouche pourraient très bien devenir la première partie de Thomas D. tant la parenté musicale est flagrante. De la musique, rien que du jazz manouche décalé ! mais où sont-ils, les refrains anarchistes ?! Honte sur moi qui pendant tout le set ai cru entendre Nono Futur jusqu’au moment final des présentations. Très bien sur scène, le quatuor formé de deux guitares, d’un saxo et d’une contrebasse en demande encore ! Le public aussi, après la reprise déjantée du thème de « Benny Hill »…
C’est vêtu d’une sobriété nouvelle mais toujours du même costume étincelant que Thomas Dutronc fait son entrée sur scène. Pas de chichis, juste un moment de virtuosité musicale à partager entre amis… au même titre que le « régime-saucisses » !

A la veille de ses 60 ans, Hubert-Félix Thiéfaine nous offre une collaboration musicale avec Paul Personne. Collaboration également vestimentaire car tous deux arborent fièrement des surchemises très bariolées ! L’occasion pour la jeune génération de découvrir ces deux artistes. Place à l’intrigant projet « Amicalement blues » ! Le micro navigue de l’un à l’autre, le duo a l’air de fonctionner.

Mesdames et messieurs, place maintenant à la tête d’affiche et son caractère exclusif : j’ai
nommé John Butler Trio from Australia ! Que dire ? Les sensations du live valent mieux que tous les mots. Merci pour ces solos d’anthologie. Mention spéciale pour celui de guitare de John, tout en accélération, qui était purement orgasmique ! Celui qui était reconnaissable pour ses dreadlocks a tout coupé mais pas ses ongles toujours aussi impressionnants par leur longueur. Michael Barkeur n’était pas en reste lui non plus : il a donné de sa personne à la batterie pour faire vibrer la foule. Le public qui a su apprécier à sa juste valeur ces moments privilégiés aura bien sûr reconnu « Better Than » ou encore « Zebra ». Si vous ne l’avez pas encore, procurez-vous d’urgence la discographie complète !

Tellement abasourdie par ce que je venais d’entendre, la descente a été longue… Difficile de définir fidèlement la teneur de la suite. Peace, love & respect…

Clo’s Song

Humbles confidences sous les Zarbs

Avertissement : Les questions ont été remaniées dans le sens d’une simplification. Pas facile de rester fidèle aux questions des autres et on fait ce qu’on peut pour dénaturer le moins possible les réponses quand on n’a pas de dictaphone.


Didier Super
« Je suis artiste, je suis mal dans ma peau »

Il est le premier à se prêter au jeu. Fidèle à lui-même, il nous fait asseoir par terre. D’entrée de jeu, il donne la couleur en faisant part de ses convictions médiatiques : « FR3, on s’en branle ! ». Et puis, on resserre le cercle.

On a souvent fait de mauvais concerts. Le Point-Virgule nous a dit : « On ne cautionne pas ce genre d’humour » « On n’est pas comique, on est vulgaire ! » Quand le rideau s’ouvre, y’a trois mecs. Alors on leur rembourse la place et on s’en va.

T’est-il arrivé qu’on te casse la gueule ?
Casser la gueule non ; passer pas loin oui ! Y’a même une fille suisse qui m’a mordu le bras.

Qu’attends-tu de ton public ?
On aime bien que le public s’endorme moins con qu’il ne s’est levé. Honnêtement, je ne sais toujours pas ce que je fais là.

Côté composition ?
C’est pas dur, tu fais trois accords avec une guitare. Sur Myspace, ya que ça !

Déjà présent l’an passé, pourquoi penses-tu que les organisateurs t’ont à invité à nouveau ?
Pour finir de décevoir ceux qui ont été contents !

Les textes ?
Heureusement, qu’ya du racisme. Ca me fait des sujets de conversation.

Comment réagis-tu à un public critique voire agressif ?
Je leur donne rendez-vous au bar et on va boire une bière !

Evolution de la carrière ?
On a touché le fond mais c’est bien. J’ai même fait l’homme sandwich à distribuer des tracts en garantissant un « spectacle de qualité ». Avec les entrées gratuites, ça faisait au moins dix personnes dans la salle.


Le peuple de l’herbe
« Le peuple prend maintenant le pas »

Retour à la civilisation avec les Lyonnais. On se retrouve assis autour d’une table. Il y a là Spagg (basse, sampler) et N’Zeng (trompette, claviers).

Avant tout, leur actualité : encore beaucoup de shows à venir dont le dernier le 25 septembre à la Cigale et un CD-DVD live retraçant le parcours de la tournée à sortir à la mi-septembre.

Les débuts ?
Dix ans d’existence. Les rencontres lors de soirées mix donnent lieu à deux maxis. De là, le fonctionnement à quatre.

Dub ou électro ?
L’électro se rapproche davantage du rock. On est plutôt tendance hip-hop avec un côté roots / reggae

Quelle vision de la musique ?
Eveiller les curiosités. On fait aussi référence à des gens visionnaires qui ont déjà pensé aux changements de la société : la vidéosurveillance par exemple.

Le quatrième album « Radio Blood Money » (2007) ?
Il y a eu un zappage. Le nouvel album est passé inaperçu.

Le reste de la discographie ?
Chacun a sa marque très spécifique. Le premier « Triple Zéro » ludique et provoc, le deuxième « PH test/Two » fait entrer des instruments acoustiques pour tendre vers quelque chose de plus fin musicalement.

Meilleur souvenir de concert présent dans l’album live ?
Le duo avec Beth Gibbons (Portishead) aux Transmusicales mais il n’apparaîtra pas à cause des droits britanniques. Je retiens donc le morceau avec les Svinkels.

Que faire pour enrayer le téléchargement illégal ?
A part couper les doigts du mec qui télécharge illégalement, je ne vois pas bien.

Beaucoup de textes sont en anglais. Que pensez-vous des collaborations ?
Le featuring est ouvert à autre chose.


Dionysos
« La musique, c’est comme en voyage, on n’a pas envie de partir seul. »

On recule de quelques mètres, sous l’auvent en compagnie de Mathias Malzieu et Stephan Bertholio.

Concept de « La Mécanique du cœur », le dernier album ?
Il s’agit de prendre des personnages du roman et de faire chanter par quelqu’un d’autre. C’est aventureux mais ça reste dans la continuité de ce qu’on a déjà fait.

Avec pas moins de 8 invités, comment on prépare le live ?
Il y a un côté ludique au travail de réappropriation.

BO du livre ?
Je suis d’accord pour dire que « La Mécanique du cœur » est la BO du livre mais pour moi, le cinéma, la musique et le roman sont au même niveau. C’est une sorte de boulimie : on a un gros appétit !

Création ?
On part d’une grille, d’un texte auxquels s’ajoute la direction musicale. Il faut de l’écoute et de la confiance pour que la magie opère entre nous, quitte à se tromper. On marche à l’envie d’où l’excitation permanente. On n’intellectualise jamais ce qu’on fait. C’est du bricolage mais il y a de vraies chansons derrière.

La scène ?
L’arrivée sur scène est hyper importante. Le public doit sentir une intensité. Nos spectacles durent jusqu’à 2h25. Nous faisons la part belle aux morceaux dynamiques. C’est compliqué d’installer une ambiance.

L’actualité ?
Je viens de terminer le premier jet du scénario du film d’animation adapté du dernier album, de la 3D organique.

« Haïku » ?
C’est certainement l’album qui nous ressemble le moins.

Méthode de travail ?
Etre déglingués et cohérents mène à la rigueur. Ca doit fonctionner comme une bonne équipe de foot ! J’ai horreur d’être donneur de leçons. Nous restons gourmands d’une musique curieuse comme celle de Björk, Léonard Cohen…


Hocus Pocus
Une remarque récurrente : « Vous nous avez réconcilié avec le hip-hop. »

Ne bougeons pas d’un centimètre et attendons la venue des artistes suivants, à savoir 20Syl et David Le Deunff.

Concert ?
On aime le jeu avec le public en live. Mais la performance n’est pas meilleure quand on a une grosse pression.

Meilleur souvenir ?
Un festival au Japon à 11h du mat’.

Pire souvenir ?
Un concert annulé à cause de la pluie.

Objectif musical ?
Convaincre tout type de public. Le hip-hop est super pour le mélange des genres.

Raisons du succès ?
On est dans l’air du temps. On aborde les problèmes de manière décalée. Dérision et légèreté…

Avant de monter sur la scène d’un festival ?
On va écouter la musique avec notre soif de découvrir. Mais c’est toujours avec l’œil du professionnel : une observation scénique et technique.


 John Butler trio
« On doit rester ensemble comme à l’église. »

Les conf’ du jour commencent en fanfare. Nous avons droit, accrochez-vous bien, à un long tête-à-tête avec John Butler himself !

Meilleure expérience ?
C’est de voyager à travers le monde avec ma femme et mes enfants. Du soleil, de la bonne nourriture et tout le monde chante.

Pire expérience ?
Non, il n’y a eu jamais eu de désastre à part un concert dans un club canadien, le Cosy Corner. Le sol était glissant. Les toilettes au-dessus de la scène diffusaient de mauvaises odeurs…

Ressemblance avec Ben Harper ?
Je comprends. On joue tous deux de plusieurs instruments, on aime le même type de musique. Je pense que c’est un super musicien. Ce n’est pas une mauvaise chose. Je suis peace & love avec lui mais aussi avec Midnight Oil, Gandhi…

Vision du métier ?
Il est important d’être ensemble pour voir mes enfants dire leurs premiers mots et faire leurs premiers pas. Ma musique est meilleure avec le soutien de ma famille. Ma fille aime la batterie. Mon fils, je ne sais pas mais les garçons aiment toujours taper sur tout ce qu’ils trouvent.

Célébrité ?
Ce sont les autres qui ressentent la célébrité. Elle ne change rien pour moi.


Svinkels  
« Qui a déjà tué un mec dans le rap ? Nous, si ! »

Un simple changement de table et nous accueillons Gérard Baste. Le rappeur reconnaît immédiatement un journaliste et là, on ne sait plus qui interviewe l’autre !

Public ?
Y’a du kamikaze ! Beaucoup repartent sur des civières durant les festivals.

Présentation ?
Bonjour, je suis l’entertainer Gérard. J’ai plus de 30 ans. 10 ans d’existence officielle, plus officieusement.

Genre musical ?
C’est du rap qui n’est pas toujours perçu comme tel. Il est teinté de rock, comme notre attitude. Du rap avec un concept de rock. Le lien avec le punk ? On peut dire qu’on appartient à la pop culture.

Débuts ?
Petit, je kiffais Renaud. Mo père appartenant à un groupe de country. J’ai découvert le rap grâce à deux K7 : Run DMC et les Beastie Boys. Notre premier festival, c’était les Eurocks, en première partie de Korn et Slipknot. C’est juste énorme !

Textes ?
Je suis un intellectuel, je fais des mots fléchés. On sait ce qui a de l’impact.

Musique ?
C’est de la musique énergique. On fait souvent cette vanne : Svinkels, c’est pas une musique pour les clubs (la nouvelle mode), c’est une musique pour les stades !

Pire souvenir ?
Le Bol d’or ! On jouait devant les Assurances du Motard. Y’avait pas de cœur de cible. Les platines sont tombés en rade, le DAT aussi et e plus on avait oublié la caisse de disques.

Petit groupe ?
C’est un public particulier pour un groupe de proximité. Les hommes saouls veulent te rouler des pelles. Tu ramènes des fauves ! On n’est pas en ligue 1 mais on est en haut du palmarès.

Raisons du succès ?
Les thèmes sont fédérateurs. On fait du rap « festif », blanc et middle-class.

Objectif musical ?
On contribue à faire comprendre le rôle du DJ sur scène.

Groupe engagé ?
« Engagé » ne colle pas à l’entreprise plus légère. Il est difficile de ne pas tomber dans la démagogie. On ne souhaite pas fournir des hymnes au combat. Le message de fond, c’est la liberté et la tolérance. On a un côté rentre-dedans mais c’est de la bonne humeur avant tout. Je ne pense pas qu’on soit irresponsables. C’est plutôt de la pertinence dans l’impertinence. Oui, j’ai déjà dû la faire !

Enhancer ?
Le métal, c’est pas trop notre came. Mon groupe préféré, ça doit être les Doors. Je ne suis pas fan du délire rap/rock.


Thomas Dutronc
« Rien de Zarbs ! »

En compagnie de son manager, voici venir Thomas D.

Accessoires insolites ?
La banane, je l’ai trouvée à Pigalle. Il y avait aussi des melons, des aubergines… C’est ce set, sans les accessoires, qui sera conservé pour les Vieilles charrues.

Influences ?
Django Reinhardt a une virtuosité incomparable. Je retiens surtout les formules plus manouches du début. C’est un génie de son temps.

Objectif ?
Une envie rapide de communication. J’aime bien les vibrations un peu « rock », une énergie plus brute.

Tant de simplicité fait de ce festival un événement à taille humaine où chacun se sent à l’aise, quelque soit sa fonction. Une amélioration possible ? Très sincèrement, je ne vois pas…
Au passage, un grand merci spécial à Vicken et Emilie

Clo’s Song – Photos : Clo’s Song